Le XXe siècle et au-delà
Le renouveau fait partie
de continuité.
Le mont Athos a traversé les guerres, les bouleversements politiques et les difficultés matérielles du XXe siècle tout en préservant ses institutions monastiques et ses collections. La préservation des bâtiments, des manuscrits, des icônes et du patrimoine mobilier a nécessité un travail de conservation continu, plutôt qu’une simple hypothèse de survie physique ininterrompue.
Après une période de déclin démographique et matériel, la fin du XXe siècle a vu le renouveau de la vie monastique et d'importants travaux de restauration. En 1988, l'UNESCO a inscrit le Mont Athos sur la Liste du patrimoine mondial pour son importance tant culturelle que naturelle.
Aujourd'hui,
Le système politique athonite s'articule, selon sa propre terminologie constitutionnelle, autour d'une vingtaine de monastères souverains, auxquels s'ajoutent des sketes, des cellules et d'autres dépendances. L'accès y est réglementé et les visiteurs doivent être en possession d'un diamonitirion. Les chiffres relatifs à la population et au nombre de dépendances habitées varient au fil du temps et ne doivent pas être considérés comme des constantes historiques immuables.
Son importance réside dans la pérennité d’une communauté monastique vivante, et non dans un paysage figé dans le passé. Le culte, la recherche, la conservation, la sylviculture et l’agriculture coexistent au sein d’une institution qui a su s’adapter à maintes reprises à l’évolution des conditions historiques.